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Archivbestände

Société de chemin de fer électrique Rolle-Gimel
ArchivArchives cantonales vaudoises
BestandessignaturPP 770
TitelSociété du chemin de fer électrique Rolle-Gimel
Laufzeit1892 - 1940
Umfang4.20
Name(n) des Aktenbildners

Société du chemin de fer électrique Rolle-Gimel

TypusVerband
Zeitraum des Bestehens / Lebensdaten1897 - 1940
OrtRolle
KantonVD
BrancheVerkehr
Inhalt

Le fonds comprend quatre sections principales : le cadre juridique, l'administration, les finances et l'exploitation. La plupart des documents sont des feuilles de papier, parfois très fines et de mauvaise qualité. Mentionnons aussi l'existence de quelques photographies et d'échantillons de tissu. Les documents couvrent toute la durée de l'existence du Rolle-Gimel. Contrairement aux archives du Montreux- Oberland Bernois (MOB) (ACV, PP 738), les archives du Rolle-Gimel contiennent des éléments techniques et de correspondance importants. Leur apport ne se limite donc pas à des informations d'ordre administratif et comptable, mais elles offrent des renseignements plus larges d'ordre social, technique ou anecdotique (exemplaires de billets, horaires).

BenutzungsbestimmungenLibre
Findmittel

Répertoire numérique de 57 pages

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Bibliographische Hinweise

Recueil de pièces officielles relatives aux chemins de fer suisses, Berne : Département fédéral des postes et des chemins de fer, 1853-1948.
Renaud, Rémi, Si Gimel m'était conté, [Gimel] : R. Renaud, 2002.

BemerkungenL'idée d'un chemin de fer électrique reliant Rolle à Gimel naquit lorsque la concession fédérale accordée au projet Allaman-Aubonne-Gimel (AAG) arrivait à échéance sans que les travaux eussent commencé. En 1892, Gimel et les communes avoisinantes décidèrent de donner leur préférence au projet rollois. La première demande de concession pour l'établissement d'une ligne de chemin de fer entre Rolle et Gimel fut adressée par le syndic de Rolle et par un représentant des communes de Gimel, Saubraz, Essertines- sur-Rolle, Saint-Oyens, Saint-George, Marchissy, Pizy et Bougy-Villars. Le devis s'élevait à 900.000 francs. Il comprenait notamment les coûts des expropriations (3 francs le mètre carré pour les vignes, 40 centimes pour les autres terrains) et les frais de matériel roulant (175.000 francs). Cependant, en raison de ces coûts jugés exagérés, des oppositions aux expropriations et des difficultés à réunir le capital action, le projet fut momentanément laissé en friche. Durant ces années, plusieurs demandes de prolongation de concession seront renouvelées. Devant l'absence de travaux, Berne limite la dernière au 27 mars 1897. La date ne peut être respectée, il est toujours impossible de souscrire au capital nécessaire.

En 1897, l'ingénieur Adrien Palaz (1863-1930) présente un nouveau projet de chemin de fer d'Allaman à Gimel, mais les Rollois ne s'avouent pas battus pour autant. Une nouvelle société se constitue le 27 mars 1897 et une énième demande de concession est envoyée à Berne le 18 mai 1897. Le point de départ n'est plus la gare, mais le port de Rolle. Les principales gares intermédiaires sont celles de Mont-sur-Rolle, du Signal-de-Bougy et d'Essertines-sur-Rolle. Le terminus reste la gare de Gimel. Le 14 septembre 1897, le Grand Conseil vaudois autorise la société à utiliser la route pour la pose de la voie ferrée. Le 15 octobre suivant, les Chambres fédérales accordent la concession pour une durée de huit ans. Le 27 novembre, l'assemblée constitutive de la Société du chemin de fer électrique de Rolle à Gimel est convoquée au Casino de Rolle et désigne le conseil d'administration. Les travaux commencent le 21 mars 1898. Le 16 mai, les premiers rails sont posés à Rolle comme à Gimel. Le 2 juillet, la ligne est pratiquement achevée. Sa reconnaissance a lieu le 8 octobre, l'inauguration officielle le 9.
Selon l'article 13 de la concession, la Société du chemin de fer électrique Rolle-Gimel devait assurer au moins deux courses aller et retour en hiver et au minimum cinq en été. Mais elle ne s'en tint pas là. Très vite, elle multiplia les courses de Rolle à Gimel, mais aussi de la gare de Rolle à son port. Cependant la compagnie se rendit rapidement compte du peu de fréquentation des courses et des difficultés de trafic liées à l'hiver. En 1902, le rapport de gestion relève l'appel suivant : « La population de Rolle et de la contrée doit comprendre que, à part quelques dimanches de beau temps, le chemin de fer ne vit que par elle pendant près de neuf mois par an... ».
De 1920 à 1923, la compagnie connaît des problèmes financiers d'importance. On envisage alors de collaborer davantage avec la Compagnie Allaman-Aubonne-Gimel (AAG). Cependant, les positions des deux conseils d'administration sont diamétralement opposées et les négociations n'aboutiront pas. Les communes accorderont une aide financière à la compagnie.
En 1926, la compagnie introduit sur les automotrices un dispositif à un seul homme. Elle espère réaliser de grosses économies pour assainir sa situation financière.
En 1936, durant la grande dépression, malgré de nombreuses mesures d'économie, la compagnie ne parvient pas à redresser sa situation financière. La dissolution de la société est officialisée le 16 décembre 1939, par l'acte du notaire [Paul] Menthonnex de Rolle. Cependant, les rails sont enlevés sitôt après la fermeture de l'exploitation, le 15 mai 1938. En 1940, l'automotrice N°1 est vendue à la Compagnie Allaman-Aubonne-Gimel où elle circula jusqu'à la fermeture de l'exploitation concurrente, en 1952.
Le 19 octobre 1988, Yves Goel, conseiller municipal avait contacté une première fois les Archives cantonales vaudoises pour demander le transfert des archives du chemin de fer Rolle-Gimel à l'institution cantonale, mais l'affaire en resta là. En 1995, Antoinette Pescarella, préposée à la gestion des archives de Rolle, confirmait à Robert Pictet, adjoint en charge des Archives communales, que les archives en question se trouvaient bien au château de Rolle. Le 9 janvier 2002, Robert Pictet rencontre Jacques- Robert Meylan, secrétaire municipal de Rolle. Ils examinent alors les archives du chemin de fer Rolle-Gimel, placées au château, dans l'ancien local des archives du tribunal de district. Le 27 février 2002, Daniel Belotti, syndic de Rolle, et Jacques-Robert Meylan retournent dûment signée à Gilbert Coutaz, directeur des Archives cantonales vaudoises, la convention de dépôt relative au versement du fonds coté PP 770. Le fonds est remis à titre gratuit mais demeure la propriété du déposant. Il forme une unité archivistique spécifique et indissociable. Il est consultable sans restriction par le public. La plupart des documents ont été livrés aux Archives cantonales vaudoises, le 18 mars 2002. Dans une lettre datée du 27 juillet 2004, Robert Pictet accuse encore réception de deux volumes de procès-verbaux du conseil d'administration, transmis le 15 juillet 2004 par François Jaccard, de Chavannes-de-Bogis.

 

last update: 23.09.2014Go to top

last edited: 23.09.2014

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