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Archivbestände

Syndicats vaudois à l'origine d'UNIA
ArchivArchives cantonales vaudoises
BestandessignaturCH ACV PP 907
TitelSyndicats vaudois à l'origine d'UNIA
Laufzeit1800 - 2005
Umfang72.6 m
Name(n) des Aktenbildners

UNIA Vaud

TypusVerband
Zeitraum des Bestehens / Lebensdaten
OrtLausanne et autres
KantonVD
BrancheDiverse Industrien, Baugewerbe, Feinmechanische Industrie, Detailhandel, Uhrenindustrie, Dienstleistungen, Verkehr
Inhalt

Outre les documents sous forme papier, on trouve aussi des documents audiovisuels, des objets, des drapeaux, des affiches et de nombreux imprimés. La belle collection de 43 drapeaux, étendards et fanions (dont certains, vieux de plus d'un siècle), proviennent de formations syndicales insoupçonnées)

Un sous-fonds est composé de livres et de divers autres imprimés traitant presqu'exclusivement des problèmes sociaux ainsi qu'une collection complète, de 1908 à 2003, des organes de presse de la Fédération des travailleurs de la métallurgie et de l'horlogerie : Le Métallurgiste, La lutte syndicale, L'Evénement syndical et l'Apprenti. On trouve également les organes officiels du Syndicat Industrie et Bâtiment de 1929 à 1998, avec quelques lacunes, ainsi que les séries complètes des organes dela Fédération des travailleurs du commerce, des transports et de l'alimentation, Solidarité FCTA.

Mais la grande majorité du fonds, qui se divise en deux grandes lignes : les secrétariats régionauxde Lausanne et les sections locales du canton, reste le résultat du travail de bureau : procès-verbaux, listes de membres, comptabilité, rapports divers, informations et directives pour les membres, pour les groupes de travail et de métiers certains avec des notes, quelquefois pertinentes, des secrétaires de section et naturellement toute une correspondance des plus diverse. On trouve enfin la gestion des manifestations, tant externes qu'internes, des cours et des nombreux camps, ainsi que l'aménagement des différents biens immobiliers, ainsi que d'une nombreuse revue de presse.

Historique des syndicats vaudois à l'origine d'UNIA : en octobre 2004, les syndicats Industrie et bâtiment (SIB), Fédération des travailleurs de la métallurgie et de l'horlogerie (FTMH), Fédération des travailleurs du commerce, des transports et de l'alimentation (FCTA) et Unia, syndicat du tertiaire créé en 1996 (qu'il ne faut pas confondre avec le nouvel Unia), ont fusionné pour fonder le syndicat Unia. Ils possédaient tous les trois des archives régionales datant du milieu du 19e siècle. En effet, dès la première moitié du 19e siècle de nombreuses fédérations, groupements et associations d'ouvriers commencent à se regrouper aux seins d'organisations plus importantes au niveau suisse bien que les organisations vaudoises ont eu plus de mal à se départir de leurs prérogatives. Les ouvriers de la métallurgie et de l'horlogerie fondèrent en 1915 la FTMH, cette même année la FCTA regroupe les meuniers, les tonneliers, les charbonniers, les jardiniers, les ouvriers du tabac, des brasseries, des boucheries, des laiteries, des charretiers, des cochers et des conducteurs, des nettoyeurs, des magasiniers des emballeurs et des garçons de course. En raison de la structure hétérogène des branches et dela rapide mutation structurelle dans le secteur tertiaire, l'effectif des membres de la FCTA commença à se replier à partir du milieu des années soixante. Quant aux ouvriers appartenant aux industriesdu bois, du bâtiment, des pierres et des terres, de la charpenterie, de la plâtrerie et peinture, ils fusionnèrent en 1920-1922 pour former la Fédération des ouvriers sur bois et du bâtiment (FOBB). En 1974 ce dernier syndicat prit l'appellation de Syndicat du bois et du bâtiment (SBB) et dix ans plus tard, en fusionnant avec la Fédération du personnel du textile, de la chimie et du papier (FTCP) deviendra le syndicat SIB. Pour chacun de ces syndicats un secrétariat régional romand (tous ont élu domicile à Lausanne) est créé ainsi que des sections locales dressées principalement sur les anciennes structures d'organisations ouvrières. Les procès-verbaux nous révèlent l'évolution de ces structures d'abord avec des séances organisées dans les arrières salles de cafés, ou simplement dans unlocal de l'entreprise où le secrétaire, ayant pris ses notes, les retransmet au propre chez lui sur un simple cahier d'écolier. On peut même dire que le terme de secrétaire syndical avait tout son sensdans la première moitié du XXe siècle, car c'est à lui que l'on demandait d'effectuer la correspondance, la comptabilité et il n'est pas rare de trouver subitement des pages blanches ou de lire dans ces cahiers que le président doit faire la synthèse des PV d'une certaine période faute de trouver un nouveau secrétaire, de noter à chaque séance une écriture différente, voire même une langue différente, où encore on retrouve un secrétaire seul à se présenter à la réunion, "Présent : 1" et après avoir retranscrit fidèlement l'ordre du jour il marque de dépit : "Lorsqu'il y a des revendications, il y a plus de personnes que de membres, ensuite tout le monde se désintéresse." Mais à partir du second tiers du siècle, les syndicats se développent, les secrétaires régionaux peuvent enfin accéderà un bureau et même avoir droit, pour certain, à une employée de bureau, polyvalente, il va sans dire. Plus les années avances plus la structure se complète et se professionnalise. Aux fils des ans lessecrétaires deviennent permanents, les délégués doivent suivre des cours, à la simple secrétaire s'ajoute les comptables, les employés de commerce, les aides de bureau et tout naturellement la paperasserie s'accroît en proportion, le simple rédigé manuscrit devient un polycopié, une photocopie et enfin un imprimé. C'est de tout cela qu'est constitué le fonds PP 907, où, si l'on retrouve bien les luttes syndicales, c'est surtout la vie des sections qui est représentée : les informations aux membres, les journaux comptables, les notes des secrétaires pour leur cours ou les présentations aux assemblées. C'est par le biais des rapports de consultations paritaires, des directives, des renseignements plutôt confidentiels sur les entreprises, que l'on suit le mouvement syndical, les grèves, les conflits. Sous les pavés la dactylographe et le secrétaire, le juriste et le militant. Mais nous y trouvons également ce qui égaie les bureaux : les excursions, les soirées de fin d'année et le partageavec les syndiqués des jours de stage à La Varlope ou au chalet du Moléson, des repas de fête telle la fameuse "soupe aux pois" de Sainte-Croix ou les soirées des jubilaires qui font le plein de souvenirs dans les têtes et remplir de photographies les cartons. N'oublions surtout pas la fête du travail où tous s'activent, préparation des discours, notes de frais et listing des membres. Naturellement la liste est bien incomplète dans ce résumé on l'on pourrai ajouter le chômage, les assurances sociales, les comités de solidarités, etc. 

BenutzungsbestimmungenRestreinte
Findmittel

Base de données d'ACV DAVEL:
www.davel.vd.ch/detail.aspx

Verwandte Bestände (im selben Archiv)

- PP 232 Cercle des ouvriers de Grandson
- PP 264 Société de secours pour les ouvriers
- PP 680 Paillard-Hermes-Precisa
- PP 864 Syndicat de Lausanne et du groupe de Renens et environs
- PP 908 Syndicats vaudois

Verwandte Bestände (in anderen Archiven)

Une masse importante d'archives du Syndicat Industrie et Bâtiment (SIB) provenant du secrétariat romand de Lausanne est conservée au Département des manuscrits de la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne (environ 240 mètres linéaires). Son statut et sa consultation sont régis par une convention du 14 juillet 1989 signée entre la BCU, la Fédération des Ouvriers du Bois et du Bâtiment (FOBB) et l'Association pour l'Etude de l'Histoire du Mouvement Ouvrier (AEHMO) qui stipule qu'en cas de dissolution de la FOBB, l'AEHMO en devient propriétaire. Ce fonds avoisine les 1000 boîtes avec une partie importante de photographies et la collection complète des journaux de la SIB ainsi que leurs clichés. Il dispose d'un inventaire très sommaire selon les critères qu'avait la FOBB pour ses archives vivantes, pour les premières séries, les restant du fonds est demeuré dans la même organisation que celle du moment de son transfert à la BCU. Il n'a pas été possible, faute de moyens financiers, de réunir les fonds de la BCU et des Archives cantonales vaudoises. Pour l'historique de ce fonds consulter les sites Internet : www.aehmo.org/accueil et www.unil.ch/bcu/page45498.htlm .

Voir également www.sozialarchiv.ch/Aktuell/Fuehrung.html

Musée cantonal d'archéologie et d'histoire : conservation des drapeaux originaux du fonds.

Bibliographische Hinweise

Voir les imprimés conservés avec le fonds.

 

last update: 23.09.2014Go to top

last edited: 23.09.2014

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